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 Survie-moi. Mais tu ne survivras pas à la vie ll Free

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Enzo
* Vampire Or Taste Of Hell
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MessageSujet: Survie-moi. Mais tu ne survivras pas à la vie ll Free   Ven 8 Fév - 21:10

Laissant l’air qui n’émettait nulle froideur s’étaler sur sa peau pâle et humide, laissant la douce ambiance hivernale s’insinuer dans son esprit comme le remède à tous les maux, laissant, finalement, l’environnement pénétrer son corps, son cœur et son esprit, Enzo ne pouvait sans doute pas se trouver davantage en un repos spirituel plus complet. Il fut même certain – presque cyniquement – qu’une mort totale et irréversible ne saurait être plus apaisante à ses yeux, probablement car il savait ce que sa mort avait engendré, et ce ne fut nullement le repos mais bien l’agitation. Tout n’était que néant, un rien qui faisait en définitive son tout, et il n’en demandait pas plus. Evidemment, tout était peu conventionnel, évidemment, ce calme relatif ne l’était que pour lui, mais Enzo s’était-il déjà soucié une fois dans sa vie de quelqu’un d’autre que de lui-même ? L’exemple était facile, évident, voire même bas, mais il était probablement né du sang de l’égoïsme même.

Le cadre pénétrant son âme – ou ce qu’il en restait – n’était autre que celui du cimetière. L’air frais et pétrifié par l’absence de vie quasi-totale rendait l’ambiance pesante, et annihilait tout forme d’espoir, de bonheur, de joie, ou toute émotion connoté « positivement ». C’était le genre d’endroits qui laissait Enzo de marbre, le genre d’endroits qui pouvait se vanter de ne pas l’insupporter, exactement ce genre d’endroits qu’il appréciait pour l’atmosphère purement dépourvu de ces sentiments qu’il méprisait tant et qu’il s’acharnait à détruire. Un cimetière était le lieu de tous les pleurs, de toutes les peines, des regrets et des rancoeurs, mais pas pour lui. Non, il fut Alexander Von Dietrich, il fut un temps où il aurait succombé à toutes ces folles passions émotives que lui imposaient sa condition « humaine », mais ce temps était maintenant révolu, il était maintenant temps d’affronter avec une violence sourde ces faiblesses pathétiques, et de s’en servir pour y détruire l’Humanité. On ne saurait mieux abattre l’objet de son ressentiment qu’en se servant des vertus mêmes de cet objet. Enzo le savait. Les autres l’apprendraient.

Son corps était si froid que son souffle ne laissait aucune trace visible dans l’air. Son regard était si terne et si fermé que toute vie y semblait absente. Son corps était si immobile, qu’il semblait avoir été gelé par la froideur même de son cœur de glace. Comme si toute chaleur, toute envie et toute vie s’étaient évaporées de son corps, Enzo demeurait ainsi, immobile, statique, quasiment mort, et pourtant plus vivant que jamais. Il sentait bien, vivant, et mort à la fois, fou et conscient, endormi et éveillé, en colère et en paix, sans joie, sans peine, sans bonheur, sans malheur. Les actions et les réactions s’annulaient de telle sorte que seul le néant se devait de subsister. Tout était silencieux, calme, sourd et en même temps aveugle, éperdu, perdu, totalement détourné, retourné. En un mot, plus rien n’avait de sens. Plus rien, sauf ce à quoi il déciderait d’en donner.

Un éclair le tira de sa léthargie. Une présence. Il en douta une seconde, et s’en persuada la seconde d’après. Qui que ce soit, Enzo ne se donnait nullement le luxe de se sentir en danger. Il ne se sentait jamais en danger, et c’était même peu dire. La dernière fois qu’il avait craint pour sa vie, il l’avait perdu. Son appréhension, sa peur sinon sa terreur avait fait son impuissance, et, si ce jour-là, cette émotion pathétique avait servi son intérêt, il doutait obstinément d’avoir cette « chance » deux fois, si tant est qu’il en fut une seule. Il ne prit pas la peine de se retourner, de guetter, d’entrevoir, de voir ou de trouver. Il était néanmoins ancré malgré lui dans la réalité, et rien n’échapperait plus à sa vigilance, pas même dans un état quasi complet de torpeur spirituelle. Il était si souvent peu calme, qu’il semblait finalement être en mesure d’apprécier quelque chose « d’humain ».

Il avança d’un pas. Simple et calculé. S’arrêtant près d’une pierre tombale indiquant un nom d’origine visiblement hébraïque, Enzo prit seulement l’intention de caresser la surface lisse et rude surmontant l’édifice, portant l’épitaphe avec fierté. « A l’Homme qui vainquit la mort par la sienne ». Malgré lui, Enzo eut un sourire, un sourire qu’il aimait afficher sans complexe, car elle reflétait tout le sadisme qu’il désirait ardemment personnifier. Il ne jouissait par réellement de lire de telles aberrations, mais une par t de lui-même espérait que la mort ait pu être douloureuse à cet homme. Pas qu’il méprise l’Humanité d’une façon générale, seulement qu’on n’en venait jamais à vaincre la mort. Celui qui le prétendrait serait un sot, et le suivant.


- Mourir en combattant, c'est la mort détruisant la mort. Mourir en tremblant, c'est payer servilement à la mort le tribut de sa vie.
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